préparation des supports

Peindre sur un support sain

Qu’est ce qu’un support sain ?

Avant la mise en peinture, vous devez préparer le support. Celui ci doit être exempt de tout désordre qui empêchera la bonne tenue de la peinture et sa bonne homogénéité. Pour exemple : des anciennes traces d’humidité lorsqu’il y a eu un dégât des eaux, il faudra supprimer les traces de moisissures et éventuellement de salpêtre (fréquent en bas des murs au rez de chaussée pour des maisons sans vides sanitaires). Dans le cas d’ancien revêtement mural (papier peint), gratter les anciennes traces de colle après avoir déposé le revêtement avant d’appliquer un enduit de lissage adapté et obtenir une surface propre et lisse qui permettra à la peinture de rendre son plus bel effet.

Un support cohésif…C’est quoi ?

Si le projet consiste à repeindre sur une ancienne peinture murale celle ci doit permettre à la peinture de bien tenir dans le temps sans s’écailler et laisser apparaitre des pellicules de peinture qui finirons par s’effriter quand on la touche. Si l’ancienne peinture présente des zones qui cloquent, il est essentiel de gratter (avec une lame de peintre voire une ponceuse) et enduire la zone atteinte. Prenons le cas d’un support friable ou farinant : après le diagnostic, le peintre jugera possible de repeindre cependant il faudra « durcir » le fond en appliquant un produit qui permettra de « consolider » sa nature. Selon le procédé choisi, le peintre mettra en œuvre le système adéquat (main d’œuvre associé aux produits en question).

Le taux d’humidité du support. (support sec)

Lorsque l’on envisage de peindre un support (par exemple du plâtre) il faut s’assurer que son taux d’humidité résiduelle soit inférieur à un taux admissible par la peinture choisie. Les fiches techniques des peintures professionnelles indiquent les valeurs maximales admissibles de ce taux d’humidité. Pour mesurer ce taux d’humidité le peintre utilise un appareil spécifique en « piquant » le support (souvent un appareil avec 2 petites aiguilles) et analysera si ce support peut-être pas dans l’immédiat ou non. (Après un dégât des eaux, il faut attendre plusieurs semaines voire plusieurs mois avant d’intervenir).

Un support sain, cohésif, propre et sec avant les travaux de finition

La propreté d’un support s’obtient par lessivage (type St Marc) si nécessaire, d’un éventuel époussetage après avoir poncé la surface. Avant de peindre le support sera bien évidement bien sec (respecter les temps de séchages des enduits). Des travaux préparatoires, réalisés dans les règles de l’art, regroupent ces quatre incontournables avant de commencer les travaux d’apprêt et de finition. En faisant appel à une entreprise de peinture, ces points sont vus systématiquement lors du 1er RDV pour réaliser chiffrage.
Chaque projet de décoration est unique. Le peintre s’adapte au support en fonction de sa nature : il peut être en plâtre jamais peint, en plaques de plâtre, revêtu d’une ancienne peinture acrylique ou glycérophtalique… Un professionnel appliquera ses techniques de mise en œuvre. Le nombre et la variété de ses projets réalisés vous rassurera. C’est son expérience.

préparation des supports

Travaux préparatoires avant peinture

La liste des travaux préparatoires avant mise en peinture

Votre projet de décoration en peinture est décidé : vous voulez faire repeindre l’intérieur de votre maison. Que ce soit par vos moyens ou par la prestation d’un artisan peintre, vous le savez désormais que l’étape de travail préparatoire avant peinture « préparation des supports » est importante. En réalité elle est incontournable et le peintre en bâtiment s’y appliquera dès le premier jour des travaux de peinture (voir également cet article)

travaux de peinture les regles de l'art

Dans les documents normés du bâtiment, celui auquel nous faisons référence, est le DTU 59.1. Ce document stipule par écrit la liste exhaustive des tâches à accomplir (ou pas) selon l’état du support et la finition recherchée (par le Client). Le peintre expérimenté saura exactement ce qu’il faudra réaliser.

Tout d’abord, il faut considérer que certaines étapes sont applicables qu’à certains types de supports (plâtre, plaque de plâtre à épiderme cartonné, bois, métaux, support avec liant hydraulique…). Voici la liste des travaux possible (selon l’état du support) :

Dégraissage, lessivage et décontamination des supports si ceux ci présentent des moisissures ou du salpêtre. Cette opération peut être réalisée avec des cristaux de soude type St Marc ou de l’hypochlorite de sodium type « Eau de Javel »,

Égrenage / ponçage à l’aide d’un papier abrasif, le choix du grain est à prendre en considération,

Grattage des cloques : toutes ancienne peinture qui n’adhère plus (non cohésif) sur le support

Époussetage du support pour éliminer les poussières, à effectuer avec une brosse, des lingettes micro-fibres ou un aspirateur,

La dépose de l’ancien revêtement, par exemple, dépose de l’ancien papier peint pour reposer un nouveau papier peint, un papier à peindre ou appliquer de la peinture directement sur le mur,

Application d’un « primaire » pour les peintures sur métaux. Ce primaire permet d’inhiber la rouille et permet la bonne accroche de la couche de peinture,

Application d’une « impression » (ici exemple de produit). Ce produit permet la bonne accroche de la peinture suivante. Son intérêt est multiple : pour peindre sur un support qui serait légèrement pulvérulent, taché par des anciennes souillures biologique par exemple. L’impression permet également de réguler les fonds (le support) pour que ceux ci n’absorbent pas trop la peinture et que le rendu final soit satisfaisant.

Rebouchage et révision des fissures : lorsqu’il y a des petits impacts sur un mur (ou plafond), le peintre « rebouche » avec un enduit adapté. En présence de petite fissure inactive (qui n’évolue plus) le peintre gratte celle ci et applique un calicot en fibre de verre et applique une couche d’enduit par dessus. L’objectif étant de permettre ensuite à la peinture de camoufler ce « désordre » pour un beau rendu esthétique. Selon le type de fissure, le peintre peut également appliquer un mastic adapté.

Enfin, les enduisages de surface. l’opération consiste à « ratisser » localement ou entièrement une surface avec de l’enduit. Ce travail peut être nécessaire lorsque le support présente de nombreux désordres ou que l’état du support ne permettrait pas d’obtenir une surface lisse et qui ensuite donnerait à la peinture des aspects non uniforme. Celle liste est exhaustive. Réaliser des travaux préparatoires avant peinture ne nécessite pas forcément toutes ces étapes. Elles dépendent de l’état de surface initial et du projet final souhaité par le client.

Dans tous les cas, l’essentiel est la bonne prise en compte des besoins par le peintre pour obtenir le résultat attendu par le Client. Vous avez une question sur le devis ? demandez à préciser.

préparation des supports

La préparation des supports

Cette préparation est la seconde étape après la protection du mobilier et du sol, pour réaliser des travaux de peinture.

Lorsque l’on envisage de repeindre par exemple : le plafond de la chambre, les murs de la salle à manger ou bien repeindre l’escalier, la première question est souvent le choix de la peinture. Bien que celle ci soit importante, le rendu final sera obtenu en respectant rigoureusement les étapes de préparation des supports et les travaux de finitions.

Les peintres en bâtiment connaissent bien cette étape qui représente parfois jusqu’à 50% du temps passé sur un projet de mise en peinture d’une pièce.

En quoi consiste cette « préparation des supports » ?

outils du peintre

Prenons un exemple, le projet consiste de repeindre une chambre. Après avoir rendu cette pièce libre de tout mobilier et objet décoratif, le mobilier restant et le sol sont revêtus d’un film plastique de protection contre les éventuelles coulures de peinture. Après observation des supports (le plafond et les murs), le peintre remarque qu’il y a beaucoup d’impacts et quelques fissures. Le premier travail consiste donc à « reboucher » les impacts et « réviser » les fissures. Pour réaliser ce travail, le peintre commence par gratter les fissures, époussette ensuite le support et enfin applique un enduit (exemple de produit utilisé https://www.alltek.be/fr/acceuil) à base de plâtre sur les impacts à reboucher. Ce travail est réalisé grâce à la « lame » de peintre. Pour traiter les fissures, considérées comme inactives, le peintre applique une armature fibrée (calicot) sur celle ci et applique par dessus un enduit adapté. La qualité de ce travail est en fonction de la dextérité de l’ouvrier.

Après séchage des enduits, le peintre ponce les zones révisées afin d’obtenir un support le plus lisse possible. C’est après ce travail de préparation des supports, que l’on peut appliquer la première couche de peinture.

envie d’en savoir davantage ? regardez nos « reportages photos ».